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Politique

Facho hors de nos quartiers !

Bordeaux. Une première réponse combative à l’agression de l’extrême-droite dans les rues de Saint-Michel

Vendredi 1er juillet un rassemblement était organisé pour riposter face à l’agression raciste d’habitants du quartier Saint Michel par le groupuscule Bordeaux Nationaliste la semaine dernière. Une échéance qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes pour rappeler une nouvelle fois que l’extrême-droite n’a pas sa place dans nos quartiers et qui appelle à une suite.

dimanche 3 juillet

Crédit photo : Amalie Hirou - France Télévisions

En réponse à l’agression raciste orchestrée par des militants d’extrême droite du groupuscule Bordeaux Nationaliste dans le quartier Saint Michel, un rassemblement était organisé ce vendredi à 18H à l’appel de plusieurs organisations politiques, syndicales et associatives telles que l’Offensive Antifasciste Bordeaux, l’UD CGT ou encore SOS Racisme et la Ligue des Droits de l’Homme. Après quelques interventions, les 300 à 500 personnes qui s’étaient retrouvées sur la place Saint-Michel, se sont élancées dans la rue des Faures pour débuter une marche dans le quartier en solidarité avec les habitants agressés. Dans une ambiance combative, les manifestants ont déambulé, motivés au rythme des slogans : « Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos », « à bas l’État, les flics et les fachos » résonnaient dans le quartier de Saint-Michel durant une heure.

La marche s’est achevée par un temps de prise de parole. Un moment qui a permis d’échanger sur les causes de ces agissements et surtout pose la nécessité de s’organiser contre l’extrême-droite et ses groupuscules. Ainsi, les politiques sécuritaires et racistes du gouvernement ont été régulièrement pointées comme responsables de la banalisation des idées réactionnaires de l’extrême-droite et leur attitude décomplexée. De même, alors que Bordeaux Nationaliste dispose d’un local pour pouvoir s’organiser dans la ville depuis 2016, la complaisance des autorités publiques envers ce local où leurs idées suprémacistes, réactionnaires et antisémites sont diffusées, a largement été dénoncé. Dans ce sens, le collectif antifasciste OAB porte la nécessité de faire fermer ce lieu.

« On ne peut pas faire confiance à Macron et au gouvernement pour dissoudre ces groupuscules ou faire fermer leur local », insiste dans ce sens Jahan Lutz, militant à Révolution Permanente. La lutte contre l’extrême-droite commence par celle contre le gouvernement, mais surtout doit se baser sur notre auto-organisation. Celle des habitants de quartiers, de la population en lien avec le monde du travail. Nous devons être unis, non pas derrière l’institution, mais dans la rue et avec nos propres cadres démocratiques et en totale indépendance du régime.  »

Ainsi, ce vendredi la réponse aux agressions de l’extrême-droite dans un quartier populaire bordelais a été claire : pas une place pour les fachos dans nos quartiers. Dans cette lignée, et alors que ce groupuscule se sent pousser des ailes à Bordeaux, il est plus que jamais nécessaire de poursuivre cette dynamique et de reconstituer des cadres de réponse collective avec l’ensemble des organisations présentes. Faire front contre l’extrême-droite afin de se défendre de leurs agressions, et faire que Bordeaux ne devienne jamais leur terrain de jeu.



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