^

Notre classe

#NOUSNESOMMESPLUSVOSPIONS

Grève des AED à Toulouse : « relier notre lutte pour les services publics à une lutte d’ensemble »

Dans le cadre des mobilisations dans l’éducation nationale contre le mépris du gouvernement, les assistants d’éducation toulousains étaient en grève ce jeudi. Rassemblés devant la bourse du travail, ils ont affirmé leur volonté de converger avec les mobilisations intersyndicales pour les salaires du 27 janvier.

jeudi 20 janvier

Jeudi 20 janvier, dans le cadre d’une nouvelle journée de mobilisation contre les conditions de travail indignes, le manque de moyens et de protocoles sanitaires dans l’éducation et le mépris du gouvernement, les assistants d’éducation des établissements scolaires de Toulouse étaient en grève.

Cette mobilisation fait suite à une journée de grève historique dans l’éducation jeudi 13 janvier, dont l’élément déclencheur a été le protocole sanitaire désastreux de Blanquer annoncé – depuis Ibiza comme l’a révélé depuis Mediapart - la veille pour le lendemain dans un article payant du Parisien. Elle est aussi la conséquence de la place croissante place et la visibilité des AED au sein des mobilisations de l’éducation nationale, et ce depuis l’année dernière. Loin de se limiter à la seule question du protocole sanitaire, cette mobilisation illustrait une colère bien plus profonde des enseignants contre la casse de l’éducation et du service public et la gestion chaotique de la crise sanitaire par le gouvernement.

Une centaine de grévistes et de soutiens se sont réunis devant la bourse du travail de Toulouse pour échanger sur les suites de la mobilisation. A cette occasion Alberta, militante à Révolution Permanente, étudiante et AED gréviste, est revenue sur l’importance pour les travailleurs de mettre en place leurs propres protocoles sanitaires face aux protocoles insuffisants et désastreux de Blanquer « Y a plein de choses en réalité, si on arrive à discuter et à s’organiser au sein des établissements, qu’on peut mettre en application. » Bien entendu, ces protocoles ne pourront être efficaces et les conditions de travail et d’études dignes qu’en arrachant plus de moyens pour les services publics « Il le faut pas les détacher évidemment d’une lutte pour plus de moyens pour les services publics, même y compris afficher un soutien clair aux mobilisations qu’il y a eu dans la santé, puisque c’est le même manque de moyens »

Enfin, alors que les métiers de première et de seconde ligne subissent en plus de l’exposition au virus l’augmentation des prix et la stagnation des salaires, elle est revenue sur la nécessité de lier le mouvement dans l’éducation nationale aux revendications de la mobilisation intersyndicale du 27 janvier pour l’augmentation des salaires. « Je pense qu’il faut relier notre lutte pour la défense des services publics et plus de moyens à une lutte d’ensemble pour l’augmentation des salaires »

Un appel à la mobilisation du 27 partagé par les grévistes et soutiens rassemblés, qui montre une volonté de ce secteur de converger contre les politiques de destruction du service public et de précarisation des travailleurs menées main dans la main par le gouvernement et le patronat.

Lors de l’AG, Franck, AED et présent lors des mobilisations depuis l’année dernière a d’ailleurs rappelé les menaces croissantes qu’il existe sur les personnels précaires en grève dans l’éducation. « Les premières pressions des directions arrivent sur les personnels précaires. N’oublions pas nos CDD d’un an et le risque de pouvoir ne pas se faire renouveler l’an prochain si nous nous faisons trop remarquer. On parle aussi de réquisitions d’AED […] il y a un message qui a été diffusée à nos établissements qui sont prêts à réquisitionner des AED pour palier et casser la grève pour laisser les internats ouverts. »

Il faut construire un véritable plan de bataille d’ici au 27 dans ce secteur très présent dans les mobilisations de l’éducation nationale et en première ligne des conséquences de la gestion catastrophique de la crise sanitaire dans les établissements du secondaire. La situation économique des AED, AESH, contractuels et autres précaires de l’éducation nationale doit être mise au centre de la lutte contre le gouvernement et le ministre Blanquer.



Mots-clés

AED   /    Témoignage travailleurs de l’éducation   /    Droit de grève   /    Education nationale    /    Jeunesse   /    Jean-Michel Blanquer   /    Grève   /    Notre classe