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Grève du zèle. Les éboueurs toulousains en lutte pour leurs conditions de travail

Depuis le lundi 22 novembre, les éboueurs de Toulouse Métropole entament une grève du zèle pour contester l’application de la loi sur la Transformation de la fonction publique qui dégrade leurs conditions de travail.

vendredi 26 novembre 2021

Crédits photo : DDM / Xavier de Fenoyl

Depuis le lundi 22 novembre, les éboueurs de Toulouse Métropole entament une grève du zèle pour contester l’application de la loi sur la Transformation de la fonction publique. Cette loi rend le temps de travail annuel de 1607 heures comme étant le temps de travail minimum. Toulouse Métropole, sous la présidence de Jean-Luc MOUDENC (LR), a donc décidé, alors que ce n’était pas obligatoire, de mettre fin au "fini-parti", qui permet aux éboueurs de terminer au pas de course plus rapidement et plus tôt les tournées, et, par la même, de ne pas créer d’embouteillages au petit matin.

L’inter-syndicale, composée de la CGT, FO, l’UNSA, SUD, Syndicat autonome et FSU, s’oppose dans un premier temps à cette mesure en effectuant une grève du zèle, c’est-à-dire en appliquant stricto sensu les directives pour montrer que cette mesure n’est pas adaptée aux réalités de terrain. De ce fait, la tournée n’a pas permis de ramasser toutes les ordures. « Cela montre comment se passerait une tournée telle que le voudrait la collectivité », explique Nicolas Refutin, secrétaire général FO Toulouse Métropole pour le Parisien.

Cependant, les syndicats ne se battent pas seulement contre cette mesure. En effet, la loi leur fait perdre au minimum 10 jours de congé, une aberration sachant que l’espérance de vie des éboueurs est d’environ 5 ans en dessous de la moyenne. Par-dessus tout, les éboueurs doivent faire face à une augmentation du temps de travail, du temps des tournées et ceci sans aucune compensation financière.
La seule solution que la Métropole à trouver pour "calmer le jeu" est d’ajouter 2 jours de congé supplémentaires, alors même que la police à eu le droit à 10 jours.

Ce que nous a confié Thomas Barby, secrétaire général de la CGT Toulouse Métropole, c’est la crainte de la privatisation. Cette crainte née d’une uniformisation des dépôts. La collectivité a décidé de présenter un règlement intérieur valable sur l’ensemble des dépôts de la Métropole. Règlement qui peut être facilement transmis à une entreprise privée.

Contre la casse des conditions de travail et la casse du service public, soutien aux éboueurs toulousains !




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