^

Notre classe

Répression

« Ils étaient six à faire pression sur son corps » : Justice pour Saïd M’Hadi, tué pour un ticket de métro !

Mecredi dernier, un homme de 37 ans, déficient mental, est mort après un contrôle particulièrement violent par des agents de sécurité du métro marseillais. Justice pour Saïd !

lundi 27 septembre

L’histoire de Saïd M’Hadi est celle d’un homme de 37 ans, déficient mental, décédé après un contrôle par des agents de la RTM, le réseau de transport marseillais. Mercredi dernier alors qu’il s’apprête à prendre son métro à la station Joliette, Saïd est contrôlé alors qu’il n’a pas de ticket. Il panique et tente de prendre la fuite. S’en suit un déchaînement de violences. Quelques minutes plus tard, la police appelée en renfort par la RTM découvrira un homme inerte, mort d’asphyxie.

« Ils étaient six environ à faire pression sur son corps », « Vers 17h, mes enfants et moi descendions les escaliers de la station Joliette, et nous tombons sur une dizaine de contrôleurs assez énervés qui se ruent sur un homme, il est plaqué au sol », « il y avait peut-être une dizaine de contrôleurs, dont quatre ou cinq étaient au contact, une vraie mêlée de rugby, c’était clairement disproportionné » : les témoignages recueillis par France 3 et La Provence sur l’interpellation de Saïd M’Hadi révèlent une immense violence.

De l’autre côté, le parquet de la ville de Marseille décrit un « homme virulent » envers des agents de la RTM « qui l’auraient amené au sol et maîtrisé ». Un comble quand on sait que Saîd est déficient mental et qu’il serait incapable de prendre un ticket de métro seul. Sa sœur raconte à France 3 : « Saïd était très gentil, très gentil, il ne sait ni lire ni écrire, il ne sait pas prendre un ticket, il n’a pas d’argent sur lui que ses clés… il a dû avoir peur, il a réagi comme un enfant, il a voulu s’échapper et ils l’ont retenu ».

Fabrice Giletta, avocat de la famille ajoute sur BFM TV : « C’était un homme qui était déficient mental, dans l’incapacité de prendre un ticket parce que dans l’impossibilité de pouvoir accéder à un distributeur automatique, de pouvoir accéder aux touches, avec de vraies difficultés pour pouvoir communiquer, il n’a pas pu expliquer pourquoi il n’avait pas de ticket. »

Si l’on attend encore les détails de ce qui s’est passé, cette histoire dramatique n’est pas sans rappeler les multiples interpellations violentes violences commises par les agents de sécurité des transports. On pense par exemple à l’agression d’un homme dans le métro par 19 agents de la sécurité RATP, aux agressions de passagers à Aulnay-sous-Bois ou encore à Avignon par la sécurité RATP et la SUGE.

Cette violence se généralise alors que les services de sécurité et les contrôleurs fonctionnent de façon croissante comme des forces de répression, toujours plus armées. Ces services de sécurité fonctionnent comme le bras de la politique répressive et autoritaire du gouvernement dans les transports publics, et s’en prennent évidemment d’abord aux classes populaires racisées. Justice et vérité pour Saïd !




Mots-clés

Racisme d’État   /    Racisme   /    Violences policières   /    Répression   /    Notre classe