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Jeunesse

Communiqué

La CFVU du Mirail s’engage à inscrire les étudiant.e.s réfugié.e.s d’Ukraine sans distinction de nationalité !

Jeudi dernier, après une bataille menée par les élu.e.s étudiant.e.s Le Poing Levé, le Conseil Formation et Vie Universitaire de l'université Toulouse Jean Jaurès a voté à l'unanimité une motion prévoyant l'accueil et l'inscription des étudiant.e.s réfugié.e.s venu.e.s d’Ukraine sans distinction de nationalité.

lundi 23 mai

Crédits photo : PASCAL PAVANI/AFP

Depuis le début de la guerre en Ukraine, plusieurs centaines d’étudiant.e.s ont été plongé.e.s dans une situation d’urgence extrême, à devoir arrêter leurs études et chercher l’asile dans d’autres pays. Une partie de ces étudiant.e.s, qui ne possèdent pas la nationalité ukrainienne, sont confronté.e.s à une gestion différenciée et raciste de la part du gouvernement français, qui a exclu ces derniers de la politique de « protection temporaire » proposée aux étudiant.e.s ukrainien.e.s.

Dans la continuité des victoires obtenues par le collectif Le Poing Levé à l’université de la Sorbonnel’université Bordeaux-Montaigne, la CFVU de l’Université Toulouse Jean Jaurès a voté à l’unanimité pour l’accueil et l’inscription des étudiant.e.s réfugié.e.s, après une lutte menée par les élu.e.s du Poing Levé.En 2019, les élu.e.s étudiant.e.s et BIATSS de l’Université avaient déjà gagné l’exonération des frais d’inscriptions mirobolants imposé par le gouvernement.

Le contenu de la motion votée est le suivant :

« La Commission Formation et Vie Universitaire de l’Université Toulouse Jean Jaurès, réunie le jeudi 19 mai 2022, demande à ce que les mêmes procédures s’appliquent à tou.te.s les étudiant.e.s qui étaient inscrit.e.s en 2021-2022 en Ukraine et ont dû être déplacé.e.s, quelle que soit leur nationalité.

Elle demande notamment à ce qu’ils.elles puissent s’inscrire dans la discipline où ils.elles étaient inscrit.e.s en Ukraine dans un établissement français et bénéficient à ce titre de tous les droits afférents au statut d’étudiant.

Elle s’engage dans tous les cas, quelle que soit leur situation à ce que l’université accueille dans les meilleurs conditions les étudiant.e.s déplacé.e.s en raison du conflit qui souhaiteront poursuivre leur cursus dans l’établissement.

Elle demande enfin à ce que ces étudiant.e.s ne soient soumis.e.s à aucun droit d’inscription exceptionnel ou à des procédures limité.e.s aux étudiants étrangers  ».

Ces mesures, votées à l’unanimité, doivent maintenant être suivies et appliquées dans la réalité de l’université, pour répondre à la gravité de la situation ukrainienne et de ses conséquences dévastatrices sur celles et ceux qui subissent les effet de la guerre. Si cette première victoire rejoint celles de plusieurs autres universités comme Sorbonne Université, Bordeaux Montaigne ou encore Aix-Marseille, c’est dans l’ensemble des universités françaises que nous devons lutter contre le tri raciste imposé par le gouvernement. D’autant qu’elle représente le premier pas d’une bataille non seulement pour la régularisation des réfugié.e.s d’Ukraine, mais également pour l’ensemble des étudiant.e.s sans-papiers qui subissent quotidiennement la politique raciste et criminelle de l’Etat français.



Mots-clés

Guerre en Ukraine   /    Etudiants étrangers   /    Le Poing Levé   /    Mirail   /    Toulouse   /    Université   /    Réfugiés   /    Jeunesse