^

Politique

Militants fascistes, royalistes, identitaires… : qui participe aux comités de soutien à Zemmour ?

Une enquête de Médiapart révèle le vrai visage des amis de Zemmour. En effet, l'enquête met en avant les noms et appartenances politiques de certains membres importants des comités de soutien à la future candidature de Zemmour ... et sans surprise il s'agit en grande partie de militants identitaires, royalistes ou fascistes.

vendredi 22 octobre

crédit photo : AFP

Ce jeudi 22 octobre, Médiapart a publié une enquête qui révèle qui sont les membres des comités de soutien à Zemmour, toujours pas officiellement déclaré candidat à présidentielle. Des documents internes affichent l’appartenance de certains des militants de la "Génération Z" à des groupes d’extrême droite comme l’Action Française, un groupe royaliste et nationaliste, la Ligue du Midi, qui se revendique régionaliste identitaire, ou encore d’anciens membre de Génération Identitaire, qui a été dissout en mars dernier, connu pour son islamophobie sous couvert d’un nationalisme blanc. Selon l’enquête réalisée, certains de ces membres auraient des places à responsabilité : "Coordinateurs départementaux et de pôles thématiques, ces militants s’occupent des parrainages, des levées de fonds, distribuent le matériel de campagne, assurent la sécurité lors des déplacements du non-candidat…".

Antoine Berth, porte-parole d’Action Française et membre de Génération Z, confie à Médiapart : “Beaucoup de militants de l’Action française sont impliqués dans la campagne d’Éric Zemmour parmi nos militants, une partie de nos cadres et de nos financeurs le soutiennent. On fournit une bonne partie de l’équipe de campagne chez les jeunes.” Il leur rapporte aussi que s’ils se sont tournés vers Zemmour et pas vers la candidature de Le Pen, c’est à cause d’un manque de radicalité sur la droite que le nouveau candidat semble leur apporter : “Marine Le Pen ne veut pas entendre parler de nous. Elle a condamné notre action en Occitanie en expliquant que c’était un déni de démocratie”. L’action de l’AF que Le Pen a condamné était une intrusion au conseil régional d’Occitanie le 25 mars 2021 de huit militants de la section toulousaine de l’AF ayant pour objectif de déployer une banderole sur laquelle était inscrit : “Islamo-gauchistes, traîtres à la France”. De plus, Berth raconte que les militants n’ont pas à se cacher de leur appartenance à tel ou tel groupe politique avec Zemmour. Cependant, selon l’enquête, quelques noms disparaissent petit à petit des listes plus la date d’annonce de la candidature se rapproche dans le but de permettre au groupe Génération Z et à la campagne plus globalement de mieux passer aux yeux du public et pour que la candidature soit plus "présidentiable".

Les faits donnés par cet article ne sont pas sans rappeler que la fille du ministre des affaires étrangères sous Hitler, très proche de Jean-Marie Le Pen, encourage Zemmour avec ses “pensées les plus admiratives et amicales”. Cela fait également écho au fait que Jean-Marie Le Pen disait qu’il serait prêt à soutenir la campagne de Zemmour si Marine Le Pen n’avait pas une assez bonne place pour gagner les élections selon Le Monde.

Une fois de plus, il est difficile de ne pas voir que la campagne de Zemmour regroupe aussi bien des royalistes, des néonazis, que d’anciens membres du RN et que ce sont ces mêmes personnes qui le soutiennent qui déversent leur haine raciste et islamophobe sur les réseaux sociaux, que ça soit avec le #TraoreDelinquant ou plus récemment le #AnasseKazibRemigration ou encore qui usent d’actions racistes comme l’”opération anti-migrants de Génération Identitaire en janvier dernier qui visait à bloquer les frontières aux migrants.

Autant de choses -s’il le fallait- qui rappellent la nécessité de combattre Zemmour, ses idées et tout ceux qui les portent, à droite, à l’extrême-droite et au gouvernement.




Mots-clés

Présidentielles 2022   /    Eric Zemmour   /    Médiapart   /    Politique