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Terreur coloniale

Derrière le génocide, l’enfer des prisons israéliennes 

Depuis le 7 octobre, près de 3 900 Palestiniens ont été enfermés derrière les murs des prisons israéliennes. Une arme de guerre, utilisée à bon escient pour appuyer le pouvoir colonial israélien et terroriser la population palestinienne.

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Derrière le génocide, l'enfer des prisons israéliennes

Crédits photo : Christopher Michel, CC BY 2.0 <https://creativecommons.org/license...> , via Wikimedia Commons

Depuis bientôt 6 mois, les attaques génocidaires perpétrées par l’État d’Israël ne s’affaiblissent pas. Environ 32 000 Palestiniens sont morts sous les bombes depuis le début. Les attaques sont pensées comme un véritable plan de massacre du peuple palestinien, de leurs histoires, cultures et vies. Que ce soit les bombardements lors des distributions alimentaires, les attaques des hôpitaux, celles des ports mais aussi la destruction des terres agricoles et de l’accès à l’eau, cause de la famine, la violence inouïe de l’armée israélienne continue de s’abattre sur Gaza. 

Les prisons israéliennes, l’enfer des Palestiniens

À côté des bombardements, de la famine, les autres armes d’Israël pour faire régner la terreur et tenter de détruire toute forme de résistance face au génocide et à la colonisation, sont l’emprisonnement, la torture et l’humiliation. Depuis le 7 octobre, près de 3 900 Palestiniens ont été arrêtés et enfermés dans des prisons. En tout, ce sont plus de 9 100 prisonniers palestiniens qui sont retenus dans les prisons israéliennes aujourd’hui, dont des femmes, des enfants parfois de 12 ans. Un chiffre record, qui a alerté l’ONU. 

Si l’ONU qualifie le traitement réservé aux Palestiniens dans les prisons d’« abus systématiques », la réalité va bien plus loin, puisque Israël applique une véritable politique de l’horreur. Les témoignages sont rares et proviennent pour la plupart d’anciens prisonniers palestiniens traumatisés par la torture : cages en plein air, menottés, yeux bandés 24h/24, violences sexuelles, viols, privations de nourriture, passages à tabac mais aussi, décharges électriques, attaques de chiens, brûlures de cigarette...Des récits tous plus difficiles les uns que les autres, qui montrent que la violence déployée par l’armée « la plus morale du monde ».

État d’urgence des prisons et humiliations des prisonniers

Depuis le 7 octobre, [les prisons sont passées en « état d’urgence » et les privations de droits et les violences se sont renforcées. Les prisonniers n’ont plus le droit de voir leurs avocats, plus de parloir, ni d’achat de nourriture à la cantine et les fouilles surprises sont de plus en plus fréquentes. « Chaque jour ils nous réveillaient vers minuit et commençaient par nous faire mettre en ligne avant de lâcher sur nous des chiens munis de muselières. Puis ils nous emmenaient dans la cour et nous forçaient à nous agenouiller sans bouger. On n’avait pas le droit de parler, nos repas se résumaient à un morceau de pain. », témoigne Bassem pour Le Figaro.

Le 19 mars dernier, une vidéo est sortie montrant une partie des châtiments réservés pour les Palestiniens lors des transports vers les prisons. On y entend dans la vidéo des insultes en français : « T’as vu ces petits-fils de putain là, regarde il s’est pissé dessus », « Vous étiez contents le 7 octobre, bande de fils de pute », tout cela en se félicitant des tortures exercées. 

Les quelques témoignages que nous pouvons obtenir ne sont qu’échantillons de toutes les horreurs de ces prisons, où les châtiments sont réalisées autant sur les adultes que sur les enfants. 

Ces méthodes ne sont évidemment pas nouvelles et constituent une partie de la politique coloniale d’Israël. Plus de 3 558 prisonniers sont en détention administrative. Cela signifie que l’armée israélienne peut les enfermer pour une durée indéterminée, sans inculpations et sans procès. Une véritable arme politique pour contrer toutes les formes de résistance. Depuis l’an 2000, ce sont plus de 12 000 enfants qui ont été détenus, pour avoir jeté des pierres pour se défendre contre des tanks. 

Actuellement, une intervention terrestre est prévue sur Rafah. Cette ville du sud accueille plus d’un million de déplacés, dans des camps délabrés. Nous assistons à un massacre planifié qui semble interminable sous les yeux complices des pays impérialistes tels que la France et les Etats-Unis. Ces interventions génocidaires promettent une accélération du chiffre des morts, de la famine et des emprisonnés gazaouis.


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