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Soutenir Gaza n’est pas un crime !

Palestine : la solidarité dans les universités se poursuit en France et en Europe, la répression aussi

Pour la journée européenne de solidarité avec la Palestine dans les universités, plusieurs actions ont été organisées en France et en Europe. Les directions continuent d’essayer d’étouffer le soutien à Gaza – en témoigne la campagne mensongère récente contre les étudiants de Sciences Po.

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Palestine : la solidarité dans les universités se poursuit en France et en Europe, la répression aussi

La Coordination universitaire contre la colonisation en Palestine (CUCCP), composée de plusieurs enseignant.es-chercheur.es, chercheur.es, BIATSS, étudiant.es et doctorant.es mobilisé.es en soutien à Gaza et pour le droit palestinien à l’éducation avait lancé un appel pour une journée européenne de solidarité dans les universités le mardi 12 mars.

Alors que près de 31 000 Palestinien.e.s on été tué.e.s depuis le mois octobre, la journée visait à poursuivre la mobilisation de solidarité avec le peuple palestinien dans les facs et la dénonciation du génocide en cours. A l’occasion, des initiatives ont émergé dans les universités partout en France : à Rennes 2, le comité de soutien à la Palestine a dénoncé le partenariat entre la multinationale HP et l’université, des rassemblements ont été organisé à Montpellier et Aix, et à Paris, des centaines d’étudiant.e.s se sont réuni.e.s pour une minute de silence à Paris Dauphine et Sciences Po.

Dans l’Institut d’études politiques (IEP) parisien, un amphithéâtre a été renommé «  Amphi Gaza  » et occupé pendant quelques heures. Y ont été organisées plusieurs conférences sur différents thèmes liés à la situation en Palestine, en présence d’un réfugié palestinien. Les étudiant.e.s ont profité de la journée pour réitérer leur interpellation de la direction de Sciences Po, qui a refusé de prendre position sur le génocide en cours et qui maintient ses partenariats avec des entreprises qui marchandent avec Israël.

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En Europe, de Londres a Turku en Finlande, des actions ont était impulsées dans différentes facs. A l’University Collège of London ; les étudiants ont mercredi commencé à occuper l’université pour demander en engagement de la part de l’université qui a de nombreux partenariats avec des compagnies d’armes qui soutiennent l’occupation israélienne. Dans l’université de Turku, des étudiant.e.s et des professeur.e.s se sont réuni.e.s pour lire de la poésie et rendre hommage aux Palestinien.ne.s tué.e.s. La sécurité les a très vite réprimés et demandé de sortir. Ils ont tout de même tenu à poursuivre leur hommage devant l’université pour continuer de dénoncer le génocide. 

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En France, la journée de solidarité avec la Palestine s’est transformée en véritable affaire d’État, avec une campagne mensongère menée par la classe politique, visant à assimiler les étudiant.e.s de Sciences Po à des antisémites. Une manière de réprimer brutalement la dénonciation du génocide, dont la France est activement complice dans les universités, qui s’observe, dans une autre mesure, au delà des portes de Sciences Po.

En effet, si le mois d’octobre a été marqué par un saut répressif dans les expressions de solidarité avec la Palestine, la criminalisation perdure dans les universités. A l’université de Aix-Marseille par exemple, la direction a récemment cherché à empêcher un évènement pro-Palestine à la fac, prétextant que la thématique « ultra sensible » ne permettait pas à l’institution de garder sa position de « stricte neutralité ».

À la fac de Bordeaux Montaigne, lors du dépôt des listes du Poing Levé pour les élections étudiantes, la direction a censuré les passages évoquant le soutien à la Palestine. Ils ont jugé « problématique » le fait de «  vouloir s’organiser contre le génocide en Palestine dans l’université  ». Le véritable « problème » étant que le Poing Levé appelait, dans ces documents, au boycott des différents entreprises partenaires de l’Université de Bordeaux Montaigne qui soutiennent Israël. 

Autant d’exemples qui rappellent jusqu’où le gouvernement, main dans la main avec les directions d’universités, est prêt à aller pour faire taire la dénonciation du génocide et sa complicité avec l’Etat d’Israël. Pendant que le génocide et la famine en Palestine s’intensifient, la contestation de la politique des puissances impérialistes doit se poursuivre, dans les universités et ailleurs. Il faut rappeler haut et fort : stop au génocide et à la colonisation en Palestine ! Soutenir Gaza n’est pas un crime !


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