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SNCF : La salle de détente au mérite et de l’apologie du management

Voilà une semaine que sur les réseaux sociaux on apprend l'existence très controversée d'une salle de détente pour les agents commerciaux dont l'entrée est possible uniquement si les agents l'ont mérité en ayant obtenu des "bons points". Sur l'affiche en question, le détail de l'attribution des "bons points" est clairement décrit.

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Révolution Permanente a en exclusivité l’image de cette salle de détente ou de lobotomisation managériale. Oubliez les massages et le hamac ... cette salle de détente de par sa taille, mais surtout aux vues des reliures présentes sur le présentoir de cette minuscule salle. "Lean management", "SNCF mon amour", "La qualité de vie au travail" : c’est à se demander si finir dans cette salle est un cadeau ? Autant de titres qui soit nous font faussement sourire par l’hypocrisie de leur présence en ce lieu, soit sont très révélateurs de ce qu’on attend des agents commerciaux, c’est à dire instaurer une course aux chiffres et à la rentabilité. Guillaume Pepy expliquait dans Les Echos qu’il ne pouvait pas y avoir une SNCF à deux vitesses. Pourtant c’est bien un management à deux vitesses que la SNCF utilise de plus en plus. L’entreprise a même du répondre sur cette pratique suite à la pression médiatique engendrée par le tweet d’Anasse Kazib Responsable syndicale SUD-Rail, créant un tollé sur la toile.

C’est pourtant un management qui devient de plus en plus la norme et non le résultat d’une mauvaise décision « locale » comme cherche à se dédouaner la SNCF actuellement, expliquant qu’elle a demandé le retrait de ces affiches.

Son ancien directeur M. Desrousseaux, ne se cachait pas pour remettre par exemple, des diplômes et des primes, lors des grèves de 2018, aux agents ayant rendu service au cours de cette période. SUD Rail avait dénoncé des diplômes de « casseurs de grève », surfant sur la pression à la prime et à la compétition entre les agents.

C’est donc bien l’expression de tout un système organisé pour faire basculer la SNCF vers la privatisation, peu importe la violence managériale, les réorganisations et les suppressions de postes qui vont avec. On ne peut que faire le lien entre la réforme du ferroviaire, et l’ambiance anxiogène aujourd’hui à la SNCF, l’augmentation des agents démissionnaires, et les conseils de discipline. Les décès de 3 agents suites à 2 accidents mortels à St Lazare et Toulouse ce mercredi 10 octobre, viennent noircir d’une triste manière la situation actuelle que vive les cheminots.


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