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#StopLoiSécuritéGlobale

20.000 personnes à Bordeaux pour une manifestation massive contre la loi Sécurité Globale

Difficile de le nier : partout en France, la mobilisation contre la loi Sécurité Globale est un franc succès, et c’est sous un soleil de fin d’automne qu’aura eu lieu la manifestation bordelaise. Cette dernière s’est elle aussi avérée un grand succès, rassemblant à son apogée environ 20 000 personnes contre les avancées répressives du gouvernement : un véritable renouveau pour les mobilisations bordelaises.

dimanche 29 novembre 2020

Début de manifestation : avant même le départ, ce sont plusieurs milliers de personnes qui se sont retrouvées sur la Place de la Bourse pour un rassemblement massif. En présence, de nombreuses organisations : partis politiques, tels que le NPA, Lutte Ouvrière, le PCF et la France Insoumise. Les syndicats étaient également présents en force, parmi lesquels la CGT, FO, FSU, SUD et CNT. Nombre de collectifs indépendants ont également répondu à l’appel, de même que de très nombreux manifestants non-encartés et gilets jaunes.

Plusieurs prises de parole ont alors lieu, de la part de militants, syndiqués et indépendants, dénonçant le caractère autoritaire et anti-démocratique de la loi Sécurité Globale. Bientôt, l’heure arrive, et la manifestation prend son cours : de Porte De Bourgogne jusqu’à Hôtel de Ville, en passant par le Cours Victor Hugo, noir de monde pour l’occasion. A remarquer, une très importante présence de la jeunesse étudiante et travailleuse dans toute la manifestation, et tout particulièrement dans un cortège dédié, combatif et animé par les militants du NPA Jeunes.

La présence de Pierre Hurmic, actuel maire EELV de Bordeaux, ne nous aura pas échappée. Sans doute serait-elle à saluer…si ce dernier n’avait pas lui-même participé à l’offensive sécuritaire. En effet, l’augmentation des effectifs de police municipale était une mesure phare de son programme, qui s’est accompagnée d’un confinement répressif et policier de la capitale girondine.

Au bout de presque deux heures de manifestation, les cortèges de tête atteignent enfin la place Pey Berland, qui se trouvera elle aussi rapidement remplie à ras bord, à tel point que de nombreux manifestants se trouveront contraints de s’amasser dans les rues environnantes ! C’est en tout et pour tout près de 20 000 personnes qui finissent par se réunir devant la mairie de Bordeaux.

Les militants du NPA Jeunes ont profité de cette arrivée du cortège pour faire une prise de parole en soutien aux salariés de Toray dans le Sud-Ouest, mobilisés contre la suppression de 42 emplois et subissant une répression judiciaire de la part de la direction. Le cortège, composé de plusieurs dizaines de jeunes a ainsi réalisé une photo de soutien, rappelant la nécessaire alliance entre les luttes étudiantes et celles contres les attaques que subissent les salariés dans les entreprises.

Le cortège jeune tenant une pancarte "soutien aux Toray"

Très combatif et festif, le cortège de manifestants n’a pas souhaité s’arrêter aux limites du parcours déposé : en fin d’après-midi, les manifestants ont rapidement prolongé le defilé de l’Hôtel de Ville jusqu’à la rue Sainte-Catherine, avant qu’une partie du cortège ne soit dispersé au niveau du Cours Alsace-Lorraine. Le reste du cortège a terminé sa route Place de la Victoire.

Une journée de manifestation massive pour un renouveau militant réussi, le tout contre une mesure répressive et autoritaire. Car si la Marche des libertés, à Bordeaux comme ailleurs, est un si franc succès, c’est parce que la loi sécurité globale indigne par sa nature anti-démocratique et qu’elle est, avant tout, un énorme cadeau de Gérald Darmanin aux syndicats policiers. Et si le triste cas de Michel Zecler, comme tant d’autres avant lui, nous prouve quoi que ce soit, c’est bien que filmer la police est une garantie démocratique essentielle ! Contre les mesures liberticides du gouvernement, à Bordeaux comme ailleurs, la mobilisation doit continuer !




Mots-clés

Loi sécurité globale   /    Manifestation   /    Bordeaux   /    Violences policières