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Un 1er mai contre Macron et son monde

Vidéo. Olivier Besancenot : « Même en période de confinement, le 1er mai restera la lutte des travailleurs »

Nous retranscrivons ci-dessous une vidéo réalisée par Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste, à l'occasion du 1er mai, journée internationale des travailleuses et des travailleurs.

1er mai 2020

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« De premier mai en premier mai, comme si nous étions les feuilles d’un même arbre. Nous sommes rassemblés par le vent étouffant. D’un ciel mal étoilé nos maîtres sont marqués. Nous notre force est nue, une et première. Nous ne connaîtrons plus jamais que le poids du bonheur. »
Paul Eluard

Camarades et amis, même en période de confinement, le premier mai ça ne pourra jamais être la fête du travail, jamais. Ça restera pour toujours la lutte des travailleurs et des travailleuses. Ça ne pourra jamais être ce grand moment de "concorde nationale" inventé par Pétain durant l’occupation pour rendre hommage à l’exploitation à l’unisson. C’est au contraire la mobilisation internationaliste des exploités eux-même, nés de cette discorde constante entre le capital et le travail avec son lot de martyrs à la clé : en 1886 à Chicago, en France à Fourmies en 1891, avec des hommes, des femmes, des enfants qui sont morts pour réclamer la journée de huit heures. Huit heures de travail, huit heures de repos, huit heures de loisirs, parce qu’il n’y a pas que le boulot dans la vie, et il en aura fallu des manifestations, des occupations, des grèves et même des grèves générales pour obtenir qu’en France, en 1919, on obtienne enfin la loi pour une journée de huit heures.

Or le temps de travail c’est précisément ce que les libéraux ne supportent pas et ont dans le collimateur, même ce gouvernement, actuellement durant la crise sanitaire, puisque c’est en ce moment même que la durée hebdomadaire du temps de travail à été rallongée jusqu’à soixante heures, qu’on grignote sur les RTT, les jours fériés et même les congés payés, comme par hasard. Donc le premier mai, même si c’est en ligne, même si c’est à nos fenêtres, à nos balcons c’est l’occasion de réclamer le partage du temps de travail entre tous et toutes et ça, ça implique la réduction du temps de travail ce qui permettrait, en outre, de donner un emploi à chacun et à chacune d’entre nous. C’est aussi enfin, l’occasion de célébrer avec fierté, pour une fois, notre propre camp social, parce que durant le COVID 19 concrètement nos vies elles dépendent de qui ? Des infirmiers, des aides soignants, de ceux qui travaillent dans les EPHAD, ceux qui donnent des soins à domicile, des éboueurs, des électriciens, des gaziers, des caissiers, des caissières. J’en oublie beaucoup d’autres mais il y a un truc que j’oublie pas, en réalité elles dépendent pas des premiers ce cordée mais des premiers de corvées. C’est à dire autant de prolétaires qui ignorent leur propre force.
Alors camarades et amis, nos vies valent plus que leurs profits, prenez soin de vous.


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