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Politique

Contre le racisme et l'islamophobie d'État

Tous dans la rue ce samedi contre le racisme et les violences policières et pénitentiaires !

Alors que le débat politique se polarise à droite et que la classe politique surenchérit de propositions racistes et réactionnaires, rendez-vous ce samedi à 14h Place du Châtelet à Paris pour dire non au racisme d'État et aux violences policières et pénitentiaires.

vendredi 18 mars

Crédits photo : O Phil des Contrastes

La campagne unitaire Antiracisme et solidarité appelle à une manifestation nationale, ce samedi 19 mars contre le racisme et les violences policières et pénitentiaires.

Dans ce contexte de crise mondiale, aussi bien sociale, économique qu’écologique, on assiste à une offensive réactionnaire passant notamment par la banalisation des idées d’extrême droite dans le débat public. Ces théories ne sont plus l’apanage des partis ou mouvements d’extrême droite. Les partis de droite et de gauche institutionnelle ont largement participé à cette offensive, reprenant leur vocable et n’hésitant pas à renchérir dans la xénophobie et l’islamophobie en adoptant un arsenal de lois sécuritaires et répressives qui tantôt stigmatisent les musulmans, tantôt favorisent l’impunité policière.

Ainsi, sous le quinquennat, ont été votées successivement la Loi sécurité globale, en réponse au mouvement contre les violences policières, la Loi séparatisme et la loi sur l’interdiction du voile en compétition sportive., faisant de l’islam, et par conséquent des musulmans, une cible toute désignée.

Dans le cadre de cette surenchère raciste, les attaques envers les migrants et leur camp se sont aussi accrues tout comme leur violence. On se rappelle des nombreuses destructions de tentes par la police, à Paris et à Calais. Ce sont encore ces mécanismes racistes qui ont mené au « tri des migrants » à la frontière ukrainienne effectué en fonction de l’origine des personnes fuyant les bombardements. Un tri particulièrement visible à cette occasion, mais qui lui aussi est institutionnalisé et qui a notamment été aggravé par le vote de la loi Asile-Immigration en 2018.

On retrouve aujourd’hui la notion raciste de « bon » et « mauvais » migrant, celui qui mérite d’être aidé et celui qui ne mérite pas. Une qualité déterminée arbitrairement par les pays impérialistes. La encore la crise ukrainienne révèle une solidarité à double vitesse, qui n’est même pas dissimulée.

Le jeudi 24 février sur BFM, il était ainsi très sereinement affirmé : « On ne parle pas là de Syriens qui fuient les bombardements du régime (…). On parle d’Européens qui partent dans leurs voitures qui ressemblent à nos voitures, et qui essayent juste de sauver leur vie ».

Face à cette surenchère raciste et islamophobe, il s’agit de construire une réponse venant de l’ensemble de la gauche politique et syndicale et du mouvement antiraciste. Pour dire non au racisme d’État et aux violences policières et pénitentiaires, rendez-vous ce samedi à 14h Place du Châtelet à Paris !



Mots-clés

Loi sécurité globale   /    Loi séparatisme   /    Racisme d’État   /    Anti-racisme   /    Islamophobie   /    Racisme   /    Politique